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OUVRAGES

L’enseignement oral de PlatonL’enseignement oral de Platon
Édition revue et corrigée avec un avertissement de l’auteur
Paris, Éditions du Cerf, Mai 2006, 413 pages.

L'Enseignement oral de Platon a été la première grande synthèse consacrée en France à ce que l'on appelle l’École de Tübingen, c’est-à-dire une nouvelle interprétation de Platon qui a provoqué de vifs débats, un renouveau des études platoniciennes et de toute la conception de la philosophie antique.
L’École de Tübingen admet que Platon a enseigné des doctrines qu'il s’était volontairement abstenu de consigner dans ses dialogues et que l'on peut reconstituer grâce aux témoignages des traditions aristotélicienne, platonicienne et doxographique. Cette hypothèse permet de mieux comprendre le milieu de l'Académie platonicienne et la problématique de la pensée aristotélicienne.
L'ouvrage se recommande comme un outil de travail particulièrement précieux grâce au dossier complet, en grec et en français, des principaux textes antiques se rapportant à l'enseignement oral de Platon.
Vingt ans après sa première édition, le livre de Marie-Dominique Richard demeure une pièce maîtresse au cœur de la recherche et des études platoniciennes.

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Introductions aux dialogues de Platon (1804-1828), Leçons d’histoire de la philosophie (1819-1823)F. D. E. Schleiermacher, Introductions aux dialogues de Platon (1804-1828), Leçons d’histoire de la philosophie (1819-1823)
Suivies des textes de Friedrich Schlegel relatifs à Platon, traduction et introduction par Marie-Dominique Richard
Paris, Éditions du Cerf, Mars 2004, 579 pages.

Cet ouvrage constitue la première traduction en français des Introductions de F. D. E. Schleiermacher aux dialogues de Platon ainsi que des textes de F. Schlegel relatifs à Platon. Cette traduction est précédée d'une introduction où son auteur tente de montrer comment les enjeux philosophiques des penseurs romantiques les conduisirent à négliger la vérité historique dans leur exégèse de Platon. Ainsi, la conception schlégélienne de la philosophie platonicienne et même de la philosophie tout court entrait totalement en contradiction avec l'idée de l'existence d'une doctrine platonicienne non écrite à tendance systématisante. Selon Schlegel, en effet, « la philosophie aspirant à prendre son envol vers l'Infini sans jamais parvenir à l'atteindre ne saurait être confinée ni dans des écrits ni dans des lettres et des systèmes ». Seule la forme dialectique était susceptible de refléter le va-et-vient incessant d'une pensée en quête de l'Infini. « La philosophie de Platon se confondait avec la philosophie en soi car Platon avait réussi à faire coïncider le fond et la forme de sa pensée dans ses écrits. Platon avait une philosophie, mais pas de système ; sa pensée n'était jamais parvenue à l'état d'achèvement. » Dans ses écrits, Platon avait choisi le genre le plus adéquat pour traduire sa conception de la méthode et de la forme du discours philosophique, à savoir le dialogue. Loin de crypter les doctrines de Platon, les dialogues embrassaient la quintessence de sa philosophie. Dans ses Introductions aux dialogues de Platon, Schleiermacher reprit à son compte en les « absolutisant » les présupposés philosophiques de Schlegel et substitua ce faisant une herméneutique « organiciste » à l'herméneutique systématisante de W.G. Tennemann. Mais loin de s'imposer, le « paradigme romantique » suscita dès cette époque des réactions critiques, notamment chez l'éminent philologue et disciple de Schleiermacher, A. Boeckh, et chez K.F. Hermann. De nos jours, le débat se poursuit entre les antiésotéristes et les tenants de l'ésotérisme platonicien, selon lesquels il s'agit non de combattre Schleiermacher, mais de le dépasser dans la voie qu'il a lui-même tracée. L'ambition de l'ouvrage est de mettre à la portée du lecteur éclairé les textes qui sont à la base de ce débat amorcé au début du XIXe siècle afin qu'il puisse juger sur pièces.

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Encyclopédie et méthodologie des sciences philologiquesAugust Boeckh, Encyclopédie et méthodologie des sciences philologiques, 1877,1886 (2e éd.), Introduction et traduction par Marie-Dominique Richard, Academia Philosophical Studies, Academia Verlag, Sankt Augustin, diffusé en France par Vrin, décembre 2013, 309 pages.

La publication de la partie théorique de l'œuvre d'August Boeckh, intitulée Encyclopédie et méthodologie des sciences philologiques, comble une grande lacune dans les études philologiques en France. Ainsi, cette oeuvre, publiée à titre posthume en 1877 (Teubner, Leipzig) par l'un des disciples de Boeckh, E. Bratuschek, n'a absolument rien perdu de son actualité. Boeckh lui-même, le plus brillant disciple de Friedrich Daniel Ernst Schleiermacher et le plus universaliste des philologues de son temps, considérait ses leçons sur l'Encyclopédie et la méthodologie des sciences philologiques comme « son travail scientifique le plus personnel et le plus conséquent ».

Publication of the theoretical part of the work of August Boeckh, entitled Encyclopedia and Methodology of the Philological Sciences, fills a gap in philological studies in France. This work, published posthumously in 1877 (Teubner, Leipzig) by one of the disciplies of Boeckh, E. Bratuschek, has lost none of its timeliness. Boeckh himself, the most brilliant disciple of Friedrich Daniel Ernst Schleiermacher and the most universal philologal mind of his time, considered his lessons on Encyclopedia and Methodology of the Philological Sciences to be "his most personal and most important scientific work".

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ARTICLES

Les règles de l'interprétation - « La méthode exégétique de Schleiermacher dans son application au platonisme »« La méthode exégétique de Schleiermacher dans son application au platonisme », pp. 209-225, dans :Les Règles de l’interprétation, Paris, Éditions du Cerf, 1987.

Résumé. - Cet article esquisse la théorie herméneutique de Schleiermacher, puis illustre à l'aide de quelques exemples le passage de la théorie à son champ d'application : les Dialogues platoniciens, avant d'envisager les implications de l'exégèse schleiermacherienne pour la question du platonisme oral.


«Le théologien F. D.E. Schleiermacher est à la mode, on reparle du théologien F. D.E. Schleiermacher», déclaraient respectivement M. Redeker en 1968 et G. Moretto en 19761. Effectivement, pour M. Simon, le fait que :
Les deux représentants du protestantisme moderne (c’est-à-dire K. Barth et E. Brunner) aient cru devoir poursuivre le débat avec F. Schleiermacher [...] Lire la suite

 

 

 

 

La formation des canons scripturaires - La question de la genèse du corpus platonicien au début du XIXe siècle« La question de la genèse du corpus platonicien au début du XIXe siècle », pp. 7-46, dans : La formation des canons scripturaires, Paris, Éditions du Cerf, 1993.

La question de la genèse du corpus platonicien a surgi pour la première fois au début du xixe siècle, lors de la transformation de la philologie en une « science de l’Antiquité » (Altertumswissens-chaft). Depuis l’élaboration d’une grande édition critique de l’œuvre de Platon à Alexandrie vers 200 av. J.-C. et son remaniement par Dercyllidès deux cent soixante-dix ans plus tard, les philologues n’avaient en effet jamais abordé le problème de l’authenticité et de l’ordonnancement des Dialogues platoniciens [...] Lire la suite

 

 

 

 

 

 

Un rêve chimérique« Un rêve chimérique : la clôture du débat autour de l’enseignement oral de Platon », sur HAL-SHS : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00764349, 19 pages (typoscript), 12/12/ 2012. Une version allemande de cet article a été publiée en décembre 2014 dans : Perspektiven der Philosophie-Neues Jahrbuch, vol. 40

Le présent article fait suite à nos deux publications en réponse aux objections émises par L. Brisson et relatives au bien-fondé de la thèse consistant à poser l’existence d’un enseignement oral de Platon à savoir : « Une controverse philosophique toujours d’actualité : le débat autour de l’enseignement oral de Platon », et « L’arrière-plan historico-philosophique du débat autour des doctrines non écrites de Platon » [...] Lire la suite 

 

 

 

 

 

Platon et la philosophie française contemporaine«Platon et la philosophie française contemporaine »

Cette étude sur Platon et le romantisme allemand vise à reprendre à leur source (germanique en l'occurrence) les interprétations de la philosophie de Platon pour en faire l'inventaire et pour montrer comment elles contiennent en germe les principales exégèses philologiques du XXe siècle. Il s'agissait ainsi pour Marie-Dominique Richard de tenter de mettre en évidence le fait que c'est précisement la position des divers courants interprétatifs nés au XIXe siècle en Allemagne relativement au platonisme oral qui permet d'en cerner les principes fondamentaux. Se dégagent en effet les trois grands modèles d'interprétation que l'on perçoit déjà dans les oppositions entre les philologues allemands W. G. Tennemann, Fr. Schlegel-Fr. D. E. Schleiermacher et K. Fr. Hermann. Tandis que le paradigme romantique est encore prédominant de nos jours dans les études actuelles du platonisme, l'exégèse du philologue français Léon Robin, l'éminent traducteur des Dialogues ayant aussi consacré un ouvrage fondamental à La Théorie platonicienne des Idées et des Nombres d'après Aristote, emboîte quant à elle le pas à la seconde interprétation de K. Fr. Hermann, laquelle a également frayé par ailleurs la voie à l'interprétation du platonisme élaborée par les fondateurs de l'École platonicienne de Tübingen[...] Lire la suite